Master Professionnel Métiers du Livre et de l'édition

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Ça

 

      Après avoir longtemps hésité, je suis enfin allée voir Ça au cinéma... Pour la petite histoire, Ça est un film d’horreur réalisé par Andrés Muschietti, mais c’est avant tout une adaptation cinématographique d’un roman de Stephen King. 

    Dès la première scène du film, nous sommes littéralement plongés au cœur d’une petite ville des États-Unis qui subit, depuis des jours, des pluies incessantes. La ville est déserte. Seul un petit garçon se risque à aller dehors, habillé d’un ciré jaune et s’amusant à faire flotter son bateau sur l’eau qui dégouline le long des trottoirs. Le courant l’entraîne toujours plus loin et toujours plus rapidement vers sa mort, qui prend la forme d’une bouche d’égout dans laquelle le bateau s’engouffre. La déception d’avoir perdu son jouet laisse tout de suite place à la peur, lorsqu’un clown se dessine petit à petit dans l’ombre. Son sourire mi rieur mi inquiétant, la bave qui coule de sa bouche et ses lèvres peinturlurées de rouge ne laissent aucune chance à l’enfant.

     Cette disparition est la première d’une longue liste et le point de départ de l’histoire. En effet, après celle du petit garçon, son frère, qui ne s’est pas remis de sa mort, décide d’enquêter avec ses amis sur les étranges événements qui se produisent autour d’eux. C’est donc notre première rencontre avec la petite bande, qui se compose de cinq garçons et d’une fille, sortes de losers-geeks des temps modernes. C’est l’un des grands points forts du film : les personnages sont pleins d’humour et d’esprit. Nous prenons plaisir à les voir arpenter les rues de la ville sur leurs vélos des années 70.

      Le film n’est plus seulement un film d’horreur ; il tend plutôt vers le voyage initiatique. Chacun va devoir affronter sa peur la plus secrète. Symboliquement, le clown représente la peur elle-même, cette « chose » indéfinissable qui se dessine dans notre esprit et qui nous paraît tellement vivante qu’elle prend la forme d’un corps. Chacun va essayer de la vaincre à sa manière, mais c’est ensemble qu’ils y arriveront et qu’ils s'affranchiront de leur enfance.

        Ne serait-ce que pour le plaisir coupable que nous procure la dernière scène, ce film mérite d’être vu !

 

Lisa Clairotte Master 1 Métiers du livre et de l'édition